L'édito

mai 2018

par Julie Bertuccelli,
autrice, réalisatrice, présidente de la Scam

Un président chilien assassiné, la nouvelle vague du cinéma brésilien, le mariage insolite d’une cinéaste mythique et d’un jeune artiste contemporain… Qu’ont-ils en commun? Un Œil d’or.
Depuis 2015 trois films ont été distingués au Festival de Cannes par le prix du documentaire (et trois autres ont reçus une mention). Ils comptent parmi les multiples facettes de cet art protéiforme, regard libre et curieux des cinéastes témoins du monde.
Notre monde a besoin d’être éprouvé, rêvé, immortalisé, interrogé, grâce aux réalisateurs et réalisatrices, leur compassion, leur humour et leur amour, pour mieux le comprendre, le digérer et pourquoi pas espérer l’améliorer.
Qui cette année touchera le plus le cœur et l’âme du jury parmi ces dix-sept films ? C‘est en tout cas la promesse d’un beau voyage, une ouverture sur tous les genres du documentaire, du cinéma-direct à l’animation…
Comme dit Thierry Garrel : «on pensait que le documentaire était une péninsule du cinéma, on a compris que c’est un continent tout entier ».